La POLICE : Ce qu’il faut savoir en allant à la police.

Mis à jour le 19 Juillet 2025

Les disparitions, qu’elles soient réelles ou présumées, soulèvent chaque année au Cameroun des inquiétudes profondes : familles sans nouvelles, lenteur des procédures, refus d’enregistrement des plaintes, absence de réponses concrètes.

Mais que dit réellement la loi camerounaise sur ces situations ? Quels sont les droits des familles et les devoirs des autorités en cas de disparition ? Cet article vous donne les points essentiels à retenir.

Quel est le rôle de la police ou de la gendarmerie ?

Les forces de l’ordre ont l’obligation légale de :

  • Enregistrer tout signalement ou plainte lié à une disparition.
  • Ouvrir une enquête s’il existe un doute raisonnable de disparition inquiétante, d’enlèvement, de séquestration ou de crime.
  • Informer le procureur sans délai en cas de situation grave.

🚨 Refuser de prendre une déclaration de disparition est une faute administrative. Vous pouvez demander à voir un supérieur ou signaler ce refus.

Comment signaler une disparition légalement ?

Voici les étapes concrètes à suivre :

  1. Se rendre au commissariat ou à la brigade la plus proche.
  2. Demander à faire une déclaration de disparition inquiétante.
  3. Fournir :
    • Une photo récente de la personne
    • Sa description physique (âge, taille, vêtements, signes particuliers)
    • Le lieu et la date de sa dernière apparition
    • Ses habitudes (lieux fréquentés, contacts réguliers)
    • Les raisons qui rendent cette disparition inquiétante
  4. Demander un récépissé ou numéro de plainte si une main courante ou une plainte est enregistrée.

Et si les autorités ne réagissent pas ?

Dans ce cas :

  • Prenez note des noms, grades et lieux des agents rencontrés.
  • Contactez un avocat, une ONG, ou la Commission nationale des droits de l’homme.
  • Mobilisez la presse ou les réseaux sociaux si nécessaire.
  • Écrivez au procureur de la République pour signaler le blocage.

Refus de plainte, lenteur d’enquête : que faire ?

Trop de familles se heurtent encore à : des refus d’enregistrement de plainte (“attendez 24h”), une banalisation du danger (“elle est peut-être juste partie”), une absence de suivi.

Ce que dit la loi :

  • Tout citoyen peut porter plainte ou faire une dénonciation (CPP, art. 113).
  • Les officiers de police judiciaire sont tenus d’agir s’il y a un danger présumé.
  • La plainte ou la main courante doit être enregistrée même sans preuves directes.

Ce que vous pouvez faire :

  • Demandez à parler au chef de poste ou au procureur.
  • Contactez un avocat, une ONG, ou la Commission nationale des droits de l’homme.
  • Si nécessaire, utilisez les médias ou les réseaux sociaux pour alerter.

À retenir : Vos droits en 4 points

  • Vous pouvez signaler la disparition d’un proche immédiatement, sans attendre 24h.
  • Si un enfant a disparu, la police ou la gendarmerie doivent agir en priorité.
  • Même sans preuve concrète, une simple inquiétude ou suspicion suffit pour déposer un signalement.
  • Si les autorités refusent d’enregistrer la disparition, ce refus est illégal : insistez ou demandez un procès-verbal de refus pour le contester.
  • En cas de risque d’enlèvement, de violence ou d’acte criminel, les forces de l’ordre ont l’obligation légale d’enquêter immédiatement.
  • Si les autorités ne réagissent pas, vous pouvez saisir directement le procureur de la République ou le Défenseur des droits.
  • Vous pouvez utiliser les réseaux sociaux pour diffuser l’avis de recherche, mobiliser le public et faire pression sur les autorités, tout en respectant la vie privée de la personne disparue.

En conclusion…

Ne vous laissez pas intimider. N’attendez pas. Agissez. Une alerte rapide peut faire toute la différence. La loi ne sanctionne pas une famille qui s’alarme « pour rien »;

Il est temps d’agir , de partager, d’informer, de sensibiliser et de pousser tout le monde ainsi que les autorités à réagir avec la rigueur et les moyens que cette situation exige.

Table des matières :


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